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PTZ 2026 : ce qui change vraiment (et ce qui n'a pas bougé)

Une seule mesure a survécu aux arbitrages du budget 2026 : l'ouverture du prêt à taux zéro aux acquéreurs successifs en Bail Réel Solidaire. Le reste est resté au vestiaire.

Réglementation 5 min de lecture

Beaucoup d'annonces, peu de changements. Le budget 2026 promettait plusieurs évolutions du prêt à taux zéro ; une seule figure dans le texte définitif. Pour un primo-accédant, la bonne nouvelle est ailleurs : le dispositif reste ouvert, et ses règles sont stables. Faisons le tri entre ce qui a été voté et ce qui a été abandonné en route.

La seule mesure réellement adoptée

La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, adoptée par la voie de l'article 49 alinéa 3) ne retient qu'une évolution du PTZ : son ouverture aux acquéreurs successifs d'un logement en Bail Réel Solidaire.

Le BRS repose sur une dissociation : vous achetez les murs, et vous louez le terrain à un organisme de foncier solidaire pour un montant modéré. Le prix d'entrée s'en trouve nettement abaissé. Jusqu'ici, seul le premier acquéreur pouvait mobiliser le PTZ ; en cas de revente, les suivants en étaient privés — ce qui grippait mécaniquement le marché secondaire de ces logements. C'est cette anomalie qui est corrigée.

Ce qui a été annoncé… puis écarté

Un amendement prévoyait de relever de 25 % les plafonds de coût d'opération retenus pour le calcul : le minimum serait passé de 79 000 € à 99 000 €, et le maximum de 156 000 € à 195 000 €. Il avait même été voté à l'Assemblée nationale le 27 octobre 2025. Il n'a pas survécu aux arbitrages du texte final.

Une revalorisation des plafonds de ressources figurait également au projet initial. Elle n'a pas été retenue non plus. Retenez la nuance, car elle circule mal : un amendement voté en séance n'est pas un amendement en vigueur. Tant que le texte définitif ne le porte pas, il n'existe pas.

Deux maquettes de maisons de tailles différentes, l'une surélevée sur une plateforme.
Un amendement voté en séance n'est pas un amendement en vigueur : seul le texte définitif fait foi.

Les règles qui s'appliquent aujourd'hui

Les plafonds de coût d'opération restent donc fixés à 79 000 € au minimum et 156 000 € au maximum. Attention au contresens le plus répandu : ce ne sont pas des plafonds de prix d'achat, mais des plafonds de dépense retenus pour calculer le montant du prêt. Vous pouvez acheter au-delà — c'est simplement la base de calcul du PTZ qui est écrêtée.

Les barèmes en vigueur restent ceux du décret du 29 mars 2025. Trois critères déterminent votre droit : la zone du logement (A, B1, B2 ou C), le nombre d'occupants, et votre revenu fiscal de référence de l'année N-2. Les plafonds de ressources s'échelonnent de 28 500 € (une personne, zone C) à 161 700 € (huit personnes et plus, zone A).

Le dispositif court jusqu'au 31 décembre 2027. La condition de primo-accession est maintenue : vous ne devez pas avoir été propriétaire de votre résidence principale au cours des deux dernières années — ce qui, contrairement à une idée tenace, n'interdit pas un second achat.

Un prêt qui ne vit jamais seul

Le PTZ est un prêt complémentaire : il ne finance jamais une opération à lui seul. Il s'adosse toujours à un prêt principal, auquel peuvent s'ajouter un prêt Action Logement ou des aides locales. C'est précisément là que se joue l'essentiel.

Car un PTZ mal articulé avec le prêt principal peut coûter plus qu'il ne rapporte : lissage des échéances, durée du différé, ordre des déblocages, arbitrage entre durée et taux du prêt complémentaire. L'avantage affiché du taux zéro peut être partiellement absorbé par un montage bancal.

Feuilles de papier vierges retenues par un trombone bleu marine, à côté d'une clé.
Le PTZ ne finance jamais seul : c'est son articulation avec le prêt principal qui fait le résultat.

Mon rôle

Vérifier votre éligibilité prend quelques minutes. Construire le plan de financement qui tire réellement parti du PTZ, c'est un autre métier. Je calibre l'articulation entre PTZ, prêt principal et aides mobilisables, puis je défends l'ensemble auprès des établissements les mieux placés sur votre profil.

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Informations à jour au 12 juillet 2026, données à titre indicatif. Plusieurs mesures évoquées dépendent de textes non définitifs : seule une étude de votre situation permet de conclure. Ce contenu ne constitue pas un conseil personnalisé.